Projet de loi 44 visant à renforcer la lutte contre le tabagisme

Les mesures proposées appuyées, des mesures supplémentaires suggérées

Québec, le 20 août 2015 – Pour l’Institut national de santé publique du Québec, le projet de loi 44 constitue un progrès significatif pour la prévention de l’usage du tabac, sachant que 10 000 Québécois meurent chaque année d’une maladie associée au tabagisme. Dans son mémoire présenté en commission parlementaire aujourd’hui, l’Institut appuie les mesures proposées dans le projet de loi et suggère quelques mesures supplémentaires.

Le tabac demeure la principale cause de décès évitable dans le monde et au Québec. Un fumeur régulier sur deux mourra d’une maladie qui y est liée, perdant en moyenne une dizaine d’années de vie. « Depuis quelques années, le Québec plafonne en matière de prévalence du tabac. Le projet de loi 44 nous fournit des leviers supplémentaires pour atteindre nos objectifs de santé publique », affirme Nicole Damestoy, présidente-directrice générale de l’Institut.

Parmi les mesures proposées dans le projet de loi, l’Institut a attiré plus particulièrement l’attention des parlementaires sur trois mesures incontournables.

La cigarette électronique

Le marché étant en pleine expansion et les impacts sur l’initiation et le renoncement au tabac mal connus, l’Institut considère justifiée la proposition d’élargir le champ d’application de la loi à la cigarette électronique. Il estime prudent d’appliquer les mêmes contraintes de vente, de promotion et d’usage dans les lieux publics, tout en permettant aux fumeurs adultes de se procurer un produit qui pourrait les aider à cesser de fumer. Pour garantir la sécurité et la qualité du dispositif, de ses composantes et des liquides, l’Institut croit indispensable d’instaurer des normes de fabrication strictes. Il insiste aussi sur l’instauration d’un étiquetage conforme au produit.

Les produits aromatisés

A l’instar de quatre autres provinces canadiennes, l’Institut appuie l’article du projet de loi qui interdit tout ajout d’additifs aromatisés incluant le menthol. Certains additifs permettent de minimiser les désagréments du tabac que sont son âpreté ou l’assèchement de la gorge et de la bouche. Les jeunes du Québec sont séduits particulièrement par les produits aromatisés qu’ils sont les plus nombreux à consommer au Canada.

L’emballage neutre

Ne figurant pas au sein des mesures proposées par le projet de loi 44, l’emballage neutre est, selon l’Institut, une mesure essentielle dans la lutte à la promotion du tabac. Avec la diminution des possibilités de commandites, de publicités et de promotion des produits du tabac, le paquet de cigarettes est devenu un outil promotionnel par excellence, et ce, malgré l’obligation de mises en garde devant occuper 75 % de l’espace sur le paquet. On observe toutes sortes de stratégies commerciales pour rendre les paquets attrayants et originaux. L’Institut suggère aux législateurs d’obliger les compagnies de tabac à présenter leurs produits dans des formats neutres et prédéterminés de manière à ce que les produits et les emballages ne puissent se distinguer que par les noms de marque.

Toutes les autres mesures proposées par le projet de loi 44 reçoivent l’appui de l’Institut qu’il s’agisse des interdictions d’exposer les enfants de moins de 16 ans à la fumée dans les voitures, de fumer sur les terrasses ou dans un rayon de 9 mètres de tous les lieux de travail et des lieux fréquentés par le public.

D’autres mesures non incluses dans le projet de loi 44 sont suggérées par l’Institut. Par exemple, il recommande l’interdiction de fumer en tout temps dans les lieux servant à la garde d’enfants, ceux-ci étant particulièrement vulnérables aux polluants du tabac. De plus, l’Institut propose d’interdire les chambres où il est permis de fumer dans tous les établissements de santé et de services sociaux, mais de permettre les fumoirs dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée.

« Nous espérons que la loi sera rapidement adoptée en vue de protéger les jeunes de la dépendance au tabac et d’éviter aux non-fumeurs une exposition involontaire aux composantes toxiques de la fumée de tabac », dit Nicole Damestoy en conclusion de son intervention.

 

 

Source : www.inspq.qc.ca

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Assurance scolaire : un casse-tête pour les parents

Chaque année à la rentrée, des associations et des assureurs proposent aux parents d’élèves de souscrire à différentes assurances. Pourtant elles ne sont pas toutes obligatoires et les enfants sont déjà couverts par les assurances des parents.

Comme à chaque rentrée, des propositions arrivent au domicile des parents concernant l’assurance scolaire pour les enfants scolarisés. Toutes ces assurances ne sont pas obligatoires et souvent les enfants sont déjà protégés.

Lorsqu’un enfant passe le portail de l’école, il est sous la responsabilité de l’établissement l’assurance scolaire est facultative. En effet, lors des activités inscrites dans l’emploi du temps ou lors des cours de sport à la piscine ou au gymnase les assurances scolaires ne sont pas obligatoires.

Cependant lors des visites d’un musée, d’une sortie au cinéma, lors d’un séjour linguistique ou lorsque l’enfant est inscrit à la cantine, l’assurance est dans ces cas obligatoires. Daniel Amouny, le président de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves) nous explique : « Il est vrai qu’à partir du moment où vous envoyez votre enfant à participer à ces sorties organisées par l’école en dehors des temps scolaires – si l’enfant n’a pas d’assurance scolaire, le chef d’établissement ne peux pas accepter que l’enfant participe à la sortie. A ce moment il reste à l’école« .

Les associations de parents d’élèves proposent d’assurer vos enfants à chaque rentrée contre 10 à 15 euros en moyenne sur l’année. Parfois, ces assurances ne sont pas nécessaires, car les contrats d’habitation multirisques souscrit par les parents comportent déjà des garanties.

« La plupart du temps, les garanties responsabilité civiles couvrent l’ensemble de la famille y compris les dommages que pourraient causer l’enfant dans le cadre de ses activités » précise Bernard Veber, président du comité des assurances. Il faut cependant regarder si les garanties accidents corporels (les dommages subis par l’enfant) sont bien couverts.

Les parents les plus inquiets peuvent également souscrire à des assurances supplémentaires qui couvrent par exemple le vol de cartable ou le racket des enfants.

 

Source : www.linfo.re

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L'assurance scolaire est-elle indispensable ?

L’assurance scolaire est-elle indispensable ?

Parmi les nombreuses informations à fournir à l’école à la rentrée figure le nom de votre assureur et le numéro de contrat de votre assurance scolaire. Pourtant, cette assurance n’est ni obligatoire, ni toujours indispensable.
Aucune loi ne lie l’inscription dans une classe à la souscription d’une assurance.
Cependant, votre enfant doit être assuré pour tous les dommages qu’il pourrait causer à autrui. Il doit aussi être lui-même assuré lors des sorties scolaires et des trajets école/maison.
L’école en effet n’est pas couverte si un accident arrive lors d’une sortie, que ce soit sur le chemin vers le terrain de sport ou lors d’une sortie scolaire.
Difficile donc d’échapper à la pression de l’école qui vous rappellera sans relâche que vous n’avez pas encore fourni les informations concernant l’assurance de votre enfant.
Avant de signer, vérifiez vos contrats d’assurance existants
Pour autant, l’assurance scolaire n’est pas indispensable. Vous pouvez vous en passer si :
– vous avez une assurance habitation, car la garantie responsabilité civile couvre les dommages que vos enfants pourraient causer à autrui,
ET
– vous avez souscrit à une assurance individuelle accidents (qui peut s’appeler Garantie des Accidents de la Vie ou Multirisque des Accidents de la Vie selon les assureurs) pour toute la famille. Elle couvre tous les accidents, quel que soit l’endroit, le jour et l’heure, que vos enfants pourraient subir.
Si ce n’est pas le cas, l’assurance scolaire devient utile.
ATTENTION : La garantie de base est suffisante. Les garanties plus chères ne couvrent pas plus de risques, elles indemnisent mieux. Comptez un peu moins de 10 euros par an pour le ticket d’entrée, 40 euros pour les plus chères.
2 astuces
Astuce numéro 1 :
Choisissez un assureur qui vous permet de gérer vos contrats en ligne. Une attestation d’assurance est si vite égarée… Il vaut mieux pouvoir en réimprimer un exemplaire !
Astuce numéro 2 :
Toutes les banques vendent aussi des assurances. C’est peut-être le moment d’aller les voir et de leur parler de l’équilibre du budget de la rentrée…
Source ; nosjuniors.com

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Poitiers parmi les villes les moins chères pour les étudiants

À la veille de la rentrée, l’Unef, l’Union Nationale des Étudiants de France, publie son rapport annuel sur le coût de la vie étudiante, (inscription, transports, logement) avec 321 euros par mois en moyenne, Poitiers est à l’avant-dernière place des villes les moins chères, juste avant Le Mans.
Pour un étudiant, le coût du loyer moyen à Poitiers pour cette rentrée universitaire 2015 est de 321 euros en moyenne alors qu’à Paris, la ville la plus chère, il est de 795 euros. Brest se situe dans une fourchette équivalente à Poitiers avec 322 euros alors que la moyenne nationale (hors Île de France) est de 425 euros par mois. Le prix des loyers est cependant en hausse à Poitiers, l’Unef indique qu’ils étaient en moyenne de 317 euros en 2014 et 309 en 2013.
Le logement est le poste principal de dépenses pour les étudiants, il représente en moyenne 55% de leurs dépenses annuelles.
Autres dépenses importantes pour les étudiants, les transports que l’Unef calcule sur le coût d’un abonnement aux transports en commun. Avec 199 euros, Poitiers est là aussi parmi les villes les moins chères même si elle se place moins bien qu’en matière de logement.

La santé délaissée faute de moyens
Alors que le coût de la vie moyen pour un étudiant est de 800 euros, « certains renoncent parfois à certaines dépenses (santé, culture…) pour pouvoir assurer le paiement de leurs dépenses obligatoires. » constate l’Unef.
En matière de santé, « 20% des étudiants n’ont pas de complémentaire santé et les renoncements aux soins pour raisons financières concernent un tiers des étudiants », a déploré William Martinet, le président de l’Unef, qui a souligné les « inquiétudes » de son syndicat pour les années à venir avec la baisse des subventions aux collectivités locales, « dont les répercussions commencent déjà à se faire sentir » surtout en matière d’aides financières ou d’aides aux transports. Ce qui entraînerait une hausse du coût de la vie pour les étudiants.
source ; francetvinfo.fr

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Généralisation complémentaire santé : près de 3 entreprises sur 4 déjà équipées.

Généralisation complémentaire santé : près de 3 entreprises sur 4 déjà équipées.

D’après une étude réalisée pour l’Association française de l’assurance (AFA) et la Mutualité française, une majorité des entreprises proposent déjà une couverture santé à leurs salariés. Et près de la moitié d’entre eux n’envisage pas de suivre les recommandations de leur branche professionnelle.
A quatre mois et demi de la généralisation de la complémentaire santé, une étude indique qu’une grande partie des entreprises sont déjà dans les starting-blocks. Selon cette enquête, réalisée par l’Audirep pour le compte de l’Association française de l’assurance (AFA) et de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF), 71% des TPE et 85% des PME et autres grandes entreprises proposent déjà une couverture santé à leurs collaborateurs (contre 77% en 2010).
Des recommandations peu suivies

Sans surprise, le taux de couverture santé croît en fonction de la taille de l’entreprise : 67 % des entités de 1 à 2 salariés sont ainsi équipées, ce pourcentage grimpant à 86% pour les entreprises de 6 à 9 salariés et même à 99% pour celles comprenant plus de 500 salariés.

Autre enseignement, parmi toutes les entreprises interrogées, 47% n’envisagent pas de suivre les recommandations de leur branche, déclarant souhaiter choisir librement l’organisme complémentaire et la couverture santé qu’elles proposeront à leurs salariés. Un chiffre à nuancer toutefois, puisque cette étude a été menée du 10 mars au 20 avril dernier. Or, au cours des quatre mois, plusieurs négociations de branche ont abouti à des accords.
Source ; argusdelassurance.com

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